Comment mieux dormir avec mon bébé ? Son sommeil, son état d’être.

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Faciliter le sommeil de mon bébé,

Alors oui, tout à fait. Le sommeil des tous petits pourrait vous surprendre. Ce n’est pas ce qui est véhiculé, pourtant un nouveau-né qui dort des nuits « d’adultes », ou presque, dès sa naissance ou dans le mois qui suit sa naissance, c’est tout à fait possible. Ce fut le cas 8 fois pour nous.
Là encore, hors maladie ou tout problème grave, bien évidement.

Outre le tempérament de base des parents, une chose me semble fondamentale pour un bon sommeil, distinguer nettement le jour de la nuit.

Précisons tout de même que ce que je vais vous noter peut faciliter, FACILITER, il n’est en aucun cas question de soit disant méthode infaillible.
Nos enfants, comme nous, sont des êtres uniques.
Ensuite, il faut savoir que les cycles de sommeil des petits sont bien plus courts que les nôtres, ceci est une réalité.
J’en parlerai dans un autre article.




Je vais être la plus concise possible, l’important, c’est :
– de dormir dans le noir (éviter les veilleuses, et si vous devez en prendre une, choisissez la plus faible lumière possible),
– que la pièce (chambre souvent) soit silencieuse,
– si votre bébé se réveille, prenez-le doucement contre vous pour le nourrir et le câliner bien sûr mais, surtout, ne parlez pas, rester dans la pénombre et dans le silence, ne jouez pas avec lui,
– enfin, si votre bébé est réveillé le temps de manger, ne le changez pas (sauf problème de santé évidemment ou rougeurs etc.) pourquoi ? Parce que pour changer un bébé vous devez : allumer la lumière, lui retirer la douillette, le body, la couche, mettre contre sa peau un produit souvent un peu frais… Alors en admettant que vous ne lui parliez pas (ce qui là serait, à mon sens, déconseillé car il est toujours bon de dire ce qu’on va faire, par un mot au moins, quand ça bouleverse autant l’environnement (ici noir, chaud et silence) dans lequel on était). En changeant la couche, lumière et froid (au minimum) vont le surprendre et le réveiller davantage. Froid, lumière d’un coup, blabla (voire jeux dans la main selon l’âge…) sont un peu le « Ce soir, c’est soirée disco ! » du tout petit 😉



Au contraire, dans la journée, l’important, c’est :
– de laisser la lumière du jour même pendant les siestes ou moments de sommeil (ne fermez pas les volets),
– d’accepter le bruit (si vous avez des ainé(e)s, ne leurs demandez pas de se taire absolument par ex, continuer votre vie, l’aspirateur ou autres machines…),
– si possible, selon votre vision des choses, faites dormir votre nouveau-né (au moins les 2 ou 3 premiers mois) là où vous êtes (dans un berceau, en écharpe de portage ou autres), cela vous permet de le veiller et qu’il soit dans un environnement qui vit.


Avant toute chose, votre caractère, votre sérénité ou votre stress ne sont pas des facteurs uniques de bonne ou mauvaise nuit. Et surtout, culpabiliser ne changera rien et peut vous faire inutilement du mal. C’est capital de comprendre ça. Chacun fait vraiment de son mieux avec son histoire.

Après cette précision, je dois être honnête, votre tempérament jouera tout de même un rôle. Pourquoi et lequel ?


Eh bien, les tous petits sont vraiment des « éponges » à émotions. Ils ressentent tout, animalement, sans pouvoir mettre des mots et conscientiser véritablement ce qui se passe. Vous comprendrez donc aisément que le stress ou l’inquiétude vont les mettre dans une posture de « méfiance » animale (non consciente/réfléchie). Et que se passe-t-il lorsqu’on est stressé, inquiet, en général ? On se réveille plus.

Ensuite, je vais vous illustrer mon propos avec une situation classique : Bébé est contre vous, il dort paisiblement, vous vous hissez jusqu’à son lit, sur la pointe des pieds et vous le posez délicatement, en retenant votre respiration et en croisant tous les doigts que cela fonctionne. Bim, quelques secondes ou minutes après, il se réveille (et souvent, dans ce cas précis, pleure). Classique et évident si on y réfléchit. Ce petit bout, qui n’a que vous et ses émotions pour survivre, a détecté une inquiétude ou du stress (c’est tout à fait inconscient, animal si vous préférez), son instinct de survie se manifeste, il s’éveille. Vraiment, on le retrouve tout le temps.

Dans cet exemple, que faire ? Bébé s’endort sur moi et je veux le poser, m’occuper des autres enfants, de la maison, de moi etc. Apaisez-vous avant de vous lever, respirer, dîtes-vous que quoi qu’il se passe, c’est ok, ne mettez aucun besoin vital sur son sommeil, et quand vous le posez, parlez-lui doucement : « Dort, c’est maman ». Peu de mots, efficace. Ensuite, quand il est tout juste posé, faites toujours le même geste (main sur le haut de la tête, doucement posée, ou sur le ventre etc. que vous retirez en répétant la phrase doucement : « Dort, c’est maman » (cette phrase n’est qu’un exemple)). Tout est normal, vous avez l’air zen, pas d’impératif, vous lui parlez, tout est ok. Aucun stress détecté. Il dort un bon moment.


Eh bien, le rôle que jouera votre caractère ou état d’être, au moment T, dans le sommeil de bébé peut-être, à minima, double :
– Le premier, assez logique, si vous vous inquiétez énormément, vous allez le surveiller plusieurs fois par nuit (lumière et/ou touché assez intense en mode « tu dors ? Tu respires ? » parfois en poussant un peu bébé pour avoir une réaction), donc forcément à force de tenter de voir une réaction, il s’éveille (surtout si, sans le savoir, vous faîtes ceci en période de sommeil léger), à contrario si vous mettez juste une main délicatement sur le ventre pour sentir ses mouvements, c’est serein et doux (et les risques de réveils sont bien moindres),
– Le second, sans culpabilité aucune surtout, il faut comprendre que l’ambiance de la maison, votre état émotionnel (père ou mère ou nounou) va jouer sur la sensation de sécurité de votre petit bout, sur sa réassurance ou non, sur son abandon possible au sommeil et à la sérénité.
Prendre soin de vous n’est donc absolument pas une perte de temps ou quelque chose d’égoïste, bien au contraire. Prendre soin de vous est essentiel, capital. Vous n’en serez que mieux et votre petit aussi. Les murs porteurs d’une maison doivent rester forts (ils tiennent la maison debout), vous comprenez l’image ? Vous, vous avez besoin d’être émotionnellement bien ou mieux avec vous-mêmes. Pour cela, il y a autant de possibilités de soutien que de personnes : on pense à différentes thérapies bien sûr (même à distance, si vous déplacer est exclu, par téléphone ou visio), mais aussi à la peinture, au dessin, à l’écriture, à des bains moussants, à la méditation, à l’introspection etc.
Votre bien-être est son bien-être. Ne vous négligez pas, jamais.



Pour un meilleur sommeil, les nouveaux-nés et bébés ont très souvent besoin d’être sécurisés par un endroit restreint.
Si votre bébé ne dort pas avec vous, vous avez des réducteurs de lit (vous pouvez aussi les fabriquer ou mettre un coussin d’allaitement etc.), même pour un berceau ces réducteurs sont intéressants. Vous pouvez pratiquer emmaillotage pour les petits auxquels cela convient également. Vous aurez compris l’idée là c’est de permettre au petit d’avoir un espace à sa mesure, il doit pouvoir toucher les bords de son espace de sommeil (sans tendre totalement les bras).


A bientôt pour une autre astuce,
Évenelle



PS : Une autre astuce parentale ici : la communication avec mon nouveau-né (sans pleurs)

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